Mon voyage à déjà commencé dans ses préparatifs, J'ai pris le bateau à Gênes le 14 mars pour arriver le 15 vers 17h, le temps de passer à la douane je file sur Tabarka ou j'ai réservé un hôtel pour passer en Algérie le matin du 16 mars.
Opération douanière, carte Sim et change en poche j'aurai déjà une étape de 500 km pour rejoindre Biskra pour passer ma première nuit.
Les 3 jours suivant je roulerais pour rejoindre Djanet ou Tamanrasset ( ça dépend du guide qui doit me contacter )
Je passerais 8 jours guidés dans le sud pour rouler off road et découvrir ce désert, après ça il sera temps de remonter tranquillement vers la cote. Si je n'ai pas de contre temps j'espère arriver le 31 mars en Tunisie pour passer dire bonjour aux amis sur place et enfin prendre le bateau le 3 avril pour retrouver la douceur de mon foyer si compréhensif.
Il faut savoir que le bivouac est interdit en cause les champs pétrolifères surveillé par l'armée, que je serais contrôlé mille fois sur la route du sud et qu'il me faudra trouver ouvert un hôtel en cette fin de ramadan.
J'espère avoir le temps de visiter
Essendilène et ses canyons avec pistes roulantes
Tadrart Rouge pour voir les dunes rouges
Erg Admer pour monter les grande dunes.
L'Ermitage du Père de Foucauld à l'Assekrem.
Pour nous Français, l'Algérie se mérite, c'est un parcours du combattant pour obtenir le visa, j'ai eu la chance d'être aidé par un membre de la famille de mon beau fils que je remercie infiniment.
Il me faudra aussi un "permis désert" que j'obtiendrais si un guide disponible pourra me faire entrer dans le Parc culturel du Tassili n’azjjer.
C'est le voyage le plus incertain que j'aurais planifié, même si tout ne se passe pas comme je l'espère je sais par avance que je vais vivre une belle aventure, en solo tout est plus intense, mon introspection a déjà commencé.

Un voyage commence toujours par le premier plein, en route pour l'Afrique les amis oui mais:
- une pluie diluvienne entre chez moi et le ferry à Gènes.
- Une mer démonté pendant la traversée.
- Des températures polaire à Tabarka,
- Des douaniers Algériens qui cherchent la petite bête ( qui font chier quoi ) pour le plaisir.
- L'armée complètement paranoïaque quand il voient un touriste libre et qui m'escortent sur 50km pour ma sécurité LOL.
- mon téléphone qui se suicide sur l'autoroute sur une bourrasque à débosseler un chameau.
- La fin du ramadan ou à part sur la côte tout est fermé même le soir, Ramzi que je remercie encore, ( un ami Tunisien m'avait prévenu de cette possibilité, j'avais emporté une réserve de boites de sardines )
ça commence à faire beaucoup mais bon je traverse les montagnes de la Kabylie et je peux enfin rouler seul par presque 25° en direction de Djanet.
tout ça en 2 jours et pourtant je me sentais solide, rien n'arrivait à entamer mon plaisir à découvrir ce pays.
J'ai torché les premiers 1100 bornes à 80 de moyenne pour économiser les pneus. Reste 1300 km
plus que 2 jours de roulage enfin si tout va bien
Mes étapes sont déterminées par les hôtels, impossible de bivouaquer, voir plus haut.
La dernière étape entre In Amenas et Djanet mérite le titre de la route la plus dangereuse du parcours, il suffit de voir les dizaine de carcasses qui tapissent les ravins
Je ne sais pas ce que contient le 95 algérien mais l'AJP ronfle du feux de dieu, l'absence probable d'additif.
A ce propos, la dernière étape faisait 650 kms, avec ma nourrice de 10 litres je savais la distance possible et il faut compter sur les pénuries d'essence récurrentes de certaines stations pour vérifier tes estimations.






















