Alors, ça fait quelques lignes, même moi ça me décourage!
Ce sont les différents textes que Viko, avec qui je suis parti, a posté sur Facebook tout le long de notre séjour:
(modifié et adapté!)
Bon courage!
Premier article:
Bonjour tout le monde!
Un petit récap de ces 3 journées depuis notre départ.
Tout d'abord, nous sommes désolés pour les appels manqués et les sms laissés sans réponses, nous avons passé la frontière espagnole plus tôt que prévu et avons donc coupé les communications en conséquences.
Après 15h30 de route (vendredi 13h à samedi 4h30) nous avons trouvé le camping espagnol (recommandé par ATOC!) qui garde notre précieuse Premacy ainsi que la remorque (3€/nuit).
A peine 1h de route plus tard nous voici rendus a Algeciras pour un embarquement prévu entre 13h et 14h. Du fait de notre avance nous avons embarqué a 12h.
Arrivée a Tanger Med sans encombre, passages des douanes et premiers tours de roues sur le sol Africain.
De part notre avance nous élargissons notre premier trajet et passons par la côte pour rejoindre Chefchaouen. Arrivée tranquille, thé en terrasse, reprise des motos pour aller au camping et là BIM. Sortie de rond point très glissante, le DR se couche en projetant Viko à terre.
Plus de peur que de mal, la moto n'a rien (merci les crash-bar) et le motard n'aura que les vêtements abimé (ainsi que la self-estime et le moral).
Arrivée au camping, rencontre de 2 motards français sur le retour. Beaucoup d'échanges et de partage.
Rapide repas en ville, dodo dans la tente montée pour la première fois.
Départ a 8h du camping, reprise de la route vers Fès. Trajet sans encombre et magnifiques paysages traversés. Arrivée dans la ville mouvementée, trop de monde, impression d'être agressés par les démarcheurs. Nous décidons de visiter en roulant et de continuer vers Azrou, étape prévue pour la nuit.
La route se fait sans encombre jusqu'à ce qu'il se mette a pleuvoir. Un arrêt rapide pour couvrir les affaires et les motards et nous continuons jusqu'à Ifrane. Un thé nous permet de patienter le temps que la pluie faiblisse.
A 18:30 nous quittons Ifrane pour continuer vers Azrou. Le froid et la pluie s'intensifie.
Les paysages montagneux défilent. Juste après la traversée d'une première foret de cèdres nous découvrons (non sans surprise) un paysage enneigé... Cadence ralentie, motards fatigués mais hyper vigilants. Nous ferons les 20 derniers kilomètres assez lentement sans hésiter a sortir le pied en virage pour parer les glissades redoutées.
En bref, cette première journée (complète) très éprouvante nous a permis d'attraper des coups de soleils, rouler sous la pluie, rouler sur la neige.
Nous voici a Azrou, dans un hôtel pour profiter du Wifi et d'une douche CHAUDE nécessaire.
Nous posterons quelques photos ce soir mais ne pourrons sûrement pas répondre a vos commentaires tout de suite.
Pleins de bisous des Merguez à tous!
Ziiiiiiitoune amicales ;-).
Article 2:
C'est avec regret que nous annonçons ce soir un nouveau renoncement au bivouac.
La journée a démarrée tranquillement au départ d'Azrou a 9:00 heure locale. Nous avons pris la direction de Midelt.
Un arrêt un peu longuet dans une petite ville nous permettra d'obtenir une carte sim Marocaine et de nous sécuriser pour les périples a venir.
Nous mangeons une tajine accompagnée d'un thé au restaurant beau rivage. Aucune conversation réelle possible avec la propriétaire des lieux, elle ne parlait pas français et nos palabres arabes sont limitées. Après un délicieux repas et des échanges gestuels ponctués de francs sourires nous reprenons la route.
Nous découvrons Midelt et prenons rapidement la direction du cirque de Jafaar, itinéraire conseillé par nos motards du samedi soir (camping de chefchaouen).
Notre première piste, enfin!
Piste caillouteuse, glissante mais des sensations incomparables.
Nous montons dans les montages par des pistes de plus en plus étroites jusqu'au moment de l'ultime décision, on est raisonnables et on fait demi-tour ou bien on poursuit quitte à dormir dans le cirque?
Les jauges d'essences et le timing du roadbook auront raison de nos envies mais ce cirque s'inscrit sur la "to do"-list des prochains voyages
Nous repassons par Midelt pour prendre la route d'Errachidia.
Alors qu'il ne reste que 65km sur les 140 a parcourir, les nuages au loin s'assombrissent et les éclairs commencent a fuser, 15min plus tard nous voici sous une pluie torrentielle.
Les oueds débordent et envahissent les routes par endroit, nous obligeant à rouler dans 20 à 30cm d'eau sur plusieurs dizaines de mètres. Les vêtements s'imbibent et nous voici trempés. Pour dire, je pouvais savoir si la route montait ou descendait en sentant l'orientation de l'eau dans mes bottes...
Voici donc pourquoi, après une telle journée et le fait qu'Errachidia ne propose aucun camping, nous trouvons un hôtel (plutôt luxueux mais fort bien négocié) pour nous restaurer.
Quelques photos dans un instant.
Merci pour votre suivi les amis (presque 1000 consultations de l'article précédent!!!).
Bisous a tous!
Zitounes au citron.
Article 3:
Olakétal!!!
Navré pour le manque de nouvelles mais c'est tout simplement que nous étions dans l'impossibilité d'en fournir :-).
Pour récapituler ces deux derniers jours:
Nous avons quitté Errachidia hier matin presque a regret (l'hôtel était vraiment somptueux) et pris la route de Boudenib puis Bouanane. Là, Abdou nous a accueilli dans son bar, un thé a la menthe et quelques petits gâteaux plus tard, il nous propose de demander a un de ses amis de nous préparer un tajine. Nous acceptons et mangeons le meilleur tajine du voyage jusqu'à présent dégusté.
Dans un doute d'autonomie du Transalp et parce que nous faisons 260km avec 40 à 50km/h de vent de face, nous prenons 5L d'essence a un revendeur en bord de route.
Nous repartons ensuite vers Bouarfa.
A destination, nous demandons le plein complet des montures et calculons de ce fait nos consommations (les 5L précédents étaient coupés a l'eau et nous avons du remettre de l'additif pour nous rassurer, le moteur du Transalp toussait). Les résultats du calcul sont impressionnants: 5,5L/100 pour les deux motos. Sachant qu'elles ont plus de 20 ans nous sommes plutôt satisfaits.
Nous roulons plein nord vers Tendrara après un petit thé en terrasse. Cherchant la piste dont les personnes qui nous ont aidé a tout préparer nous ont parlé. Celle-ci a été récemment bitumée. Malheureusement pour nous. Les 70km nous séparant de notre destination se feront donc entre bitume et pistes bordant la route.
Nous découvrons la ville de Tendrara, ville de désert, en nous enfonçant dans les quartier vers l'Est nous trouvons des paysages de plus en plus désolants, des déserts de pierres et de détritus dont certaines tentes nomades s'élèvent. Nous continuons vers la gare de Tendrara. Après quelques kilomètres de pistes nous arrivons en vue des bâtiments de cette enceinte si curieuse.
Une ville fantôme, une quinzaine de bâtiments abandonnés et une voie de chemin de fer dont les seuls utilisateurs sont les moutons du berger qui nous salue de loin et vient nous souhaiter la bienvenue.
Nous visitons chaque bâtiment et finissons par choisir un endroit pour passer la nuit.
Les nuages menaçant, le vent et notre souhait de discrétion nous poussent a nous terrer dans une pièce de la gare. La toile de tente maintenue par les deux motos. Un bivouac rapide et très mal installé.
Nous nous couchons dans le calme de cet environnement. Viko s'endormira assez rapidement mais Jean ne trouvera pas le sommeil, gêné par les bruits environnants, par un homme cherchant un endroit où dormir et tournant près de nous avec une lampe torche.
Après cette nuit mouvementée le réveil se fait en douceur aux premières lumières du soleil. Nous reprendrons la route dans l'heure et suivons la voie de chemin de fer par les pistes pour revenir a Bouarfa.
Le sable nappant par endroit les pistes rend certaines zones très délicates. Viko y laissera d'ailleurs un peu de ses carénages et de son innocence... Encore plus de peur que de mal.
L'arrivée a Bouarfa semble salvatrice, ainsi que son poulet rôti et ses frites.
Nous prendrons la route de Figuig après ce repas bien apprécié. 110 km de route au travers de paysages montagneux, un contrôle de douane et un contrôle de police plus tard, nous arrivons dans cette ville réputée pour sa palmeraie et son oasis. Un petit tour des lieux en moto et nous prenons place au camping Figuig. Un hôtel/camping qui surplombe la palmeraie. Les habitant d'un camping car stationné près de notre emplacement disent nous avoir déjà vu. En effet, ce couple de hollandais vivant en Nouvelle-Zélande se rappelle nous avoir vu au camping de Chefchaouen. Quelques verres de vins rouge espagnol ainsi qu'un excellent repas que l'un d'eux nous concocte à base de produits locaux et nous voici sur la terrasse avec la vue sur la palmeraie et la frontière Algérienne pour boire un dernier thé et refaire le monde (le tout en anglais bien entendu =D)
Nous nous couchons enfin, dans notre tente cette fois bien montée, sur un tapis d'herbe et avec le bruit du vent dans le feuillages de palmiers environnants.
Zitounes ensablées à tous.
Bisous.
Article 4:
Bonsoir tout le monde!
Je serais plus bref ce soir dans notre récap de ces deux derniers jours.
Nous avons quitté Figuig hier matin pour parcourir 400km de route qui s'annonçaient un peu monotones, mis a part les tornades de sable et la chaleur augmentant au fur et à mesure que nous descendons vers le sud.
Finalement, nous découvrons au creux d'un canyon une magnifique oasis, source de l'oued Ziz que nous suivrons jusqu'à Erfoud.
N'ayant pas mangé de réel repas depuis la veille au soir nous cherchons un restaurant et trouvons le Mahara Art, tenu par Abdelouahed. Cet homme ambitieux monte actuellement un projet de chambre d'hôtes et restaurant sur la commune. Lui-même ancien voyageur, il nous convie a rester avec lui manger le soir et a dormir dans le restaurant.
Ce matin, la température monte rapidement et nous décidons de partir vers les dunes de Merzouga avant 9:00.
Ces montagnes de sables combinées a l'exploration de superbes pistes nous occupent toute la matinée. À la vue de l'heure qui évolue vers les moments les plus chauds nous décidons de revenir sur l'asphalte pour éviter de faire supporter surchauffes et poussière a nos motos ainsi qu'a nous même (Le ventilo de la Transalp qui n'arrêtait presque pas de tourner...)
Ainsi nous partons vers Zagora. La route se corse lorsque le thermomètre se met à dépasser les 40° (et pas qu'un peu). Après un rapide repas a Alnif, nous terminons notre trajet aux milieu des palmeraies dans le camping "Oasis enchantée" de Zagora.
Quelques photos dans un instant.
Si vous avez des questions ou des requêtes (adresses ou autre), on s'efforcera de vous aider. Nous tentons de récupérer quelques bonnes adresses ;-).
Zitounes au smecta à tous!
Article 5:
Bonsoir tout le monde!
Nous venons d'arriver a Igherm.
Faire un récit succinct de ces deux derniers jours va être compliqué.
Simplement, disons que nous avons eu hier l'opportunité de traverser de Mhamid vers Forum Zguid par le sable et les pistes. Nous n'avions prévu de le faire que si nous étions accompagnés. Au fil de rencontres, conversations, achats et négociations diverses nous obtenons une assistance 4x4 pour un prix correct.
Nous quittons donc Zagora accompagnés de Bokhari et Younes vers le sud. Un arrêt à Tamegroute nous permet de visiter une Kasbah souterraine (attraction touristique connue des parents de Jean qui avaient fait le Maroc il y a quelques années) et de voir chaque phase de production artisanale de la poterie réputée en ces lieux. Le tout avec un guide plutôt captivant.
Nous reprenons la route vers Mhamid, premières pistes et zones sablonneuses, premières galères... Les motos lourdes (même sans bagages) s'enfoncent et guidonnent dans tous les sens. On ne pouvait pas dégonfler car nous alternions passages sableux et caillouteux.
Nous quittons la route a partir de Tagounite pour nous enfoncer dans le désert. Le sable rend les choses très très difficiles. Les motos s'enfoncent ou alors nous projettent à droite puis a gauche, comme si elle souhaitaient nous désarçonner. Les pistes s'enchaînent, les zones sablonneuses partielles sont redoutées.
Nous mangeons aux frontières du Sahara, dans un "faux" camp berbère mais tout de même fort apprécié. Il est 17h (nous sommes partis à 11h) et nous n'avions encore rien mangé. La reprise de la piste se fait avec un berbère en mobylette pour ouvrir la voie. Autant dire qu'il nous dépose sur place tant il est habitué aux lieux.
Nous enchaînons pistes de sable, pistes de cailloux et zones techniques de grosses pierres. La chaleur et la fatigue sont complétées par la nuit qui tombe.
Les pistes auront raison de l'autonomie du Transalp et nous voici en panne d'essence, de nuit, a 25km de pistes environ (soit un peu moins d'1h) de notre destination. Nous sommes donc forcés de charger la moto dans le coffre du 4x4 (oui oui Oo, pas de photos et c'est dommage!).
Nous arrivons a 23h a l'hôtel de Foum Zguid. Épuisés, sales, une moto en panne mais heureux de notre journée aux limites bien repoussées et de savoir qu'un bon lit nous attend.
Le road book ayant été modifié par cette journée nous décidons de partir vers Tata et Igherm aujourd'hui.
Après une petite grass'mat bien méritée nous effectuons quelques vérifications et réparations (+ un don d'essence du DR ver le Transalp) avant de reprendre la route.
La journée se déroulera sans problème, la chaleur parfois difficile a supporter disparait avec la prise d'altitude. Les paysages sont simplement sublimes, les montagnes sont dessinées par les différents couches sédimentaires déformées par le temps.
Nous voici donc a Igherm. Dans un petit hôtel du fait de l'absence de camping. Les motos chez un gardien et une soupe suivie d'une omelette dégustées.
Bisous les enfants.
Zitounes posey a tous!
Article 6:
Coucou tout le monde!
Nous sommes aujourd'hui au camping "L'océan bleu", à 40km de Casablanca vers Rabat.
Ces derniers jours ont été un peu fous...
Nous avons quitté Igherm pour nous diriger vers Tafraoute, dans la montagne. Une superbe ville dans laquelle nous ne resterons que pour manger et nous promener rapidement.
Nous cherchons la route de Ida Ougnidif, celle qui passe par les canyons.
Après quelques heures a tourner en rond nous choisissons de changer le plan et de suivre la route de Tiznit, vers la côte. Nous dormirons a Aglou plage, dans un camping au bord de l'eau. Revoir l'océan fait du bien mais le temps n'y est pas accueillant.
Après une nuit fraiche nous décidons de monter vers Agadir. Ses plages, sa marina, son ambiance et ses restaurants atypiques (limite bidonville) nous en laissent un super souvenir.
Nous décidons de reprendre la route vers Taroudant au lieu d'Essaouira. Les montagnes nous manquent =D.
Après un petit thé et un passage en moto dans les couloirs de la medina, nous quittons Taroudant pour entamer la route R203. Une route de montagne vers Marrakech. Dangereuse par endroit mais sublime tout du long.
Nous passons au dessus de la vallée de Tizi n Test. Les paysages sont splendides, les parfums de conifères chauffés, les cascades d'eau au milieu de petites végétations, les falaises... Tout nous émerveille (le manque d'oxygène doit jouer aussi ;-) ).
Le plus beau arrive a ce moment. C'est un peu LA rencontre. Nous trouvons un gite accroché au bord de la falaise, le sunset. Une maison qui alimente l'association de Ahmed, maire de son village (qui fait partie de la commune de Tizi). Une boutique de souvenirs, un peu de cuisine et quelques chambres font son commerce.
Grâce à son association, Ahmed a apporté l'eau, l'électricité mais surtout l'école à son village! Nous décidons de lui laisser les quelques jouets et fournitures que nous avions.
Nous prenons une rapide douche chaude!!! L'eau est chauffée dans une théière géante puis versée dans un sceau. A l'aide d'un gobelet nous pourrons profiter de ce super confort inattendu vu les lieux.
Nous montons pour manger avec nos hôtes, puis discuter autour un feu de cheminée.
Les discussions sont intenses et variées. Ahmed est passionné, expérimenté, simple.
C'est tout simplement un homme de bien.
Vient l'heure de se coucher, la vue de la chambre est magnifique, les lits et les couvertures nous protégerons du froid de l'altitude (2000m).
Le lendemain nous repartons tôt vers Marrakech. Après quelques kilomètres de route de montagne, nous arrivons à la capitale dont la place et le souk nous occuperons toute l'après-midi. Nous trouvons un riad au tarif raisonnable et proche du centre.
Après une bonne nuit nous partons vers Casablanca. Malheureusement, blasés par la circulation, fatigués par les 3h d'autoroutes, nous resterons simplement à profiter de la terrasse d'un restaurant en bord de mer puis de la plage.
Après un faible élan de motivation nous reprenons les motos vers notre petite étape de ce soir.
J'oublie sûrement beaucoup de détails de ces derniers jours, je n'ai pas eu le temps de trop écrire et peu de connexions internet, auxquelles nous avons de toute façon préféré le profit des moments passés ici.
Nous lancerons une collecte de vêtements et fournitures a notre retour, dans le but de participer à la construction du projet d'Ahmed et d'aider également son fils qui se prépare à prendre sa relève.
C'est une adresse vers laquelle j'invite chaque personne qui posera un pied sur le sol marocain.
Nous dresserons également une liste des contacts qui pourraient vous servir si un jour vous voulez tenter cette expérience magique.
A très bientôt les amis.
Zitounes ensoleillées a tous ;-).
Article 7:
Nous voici rentrés du Maroc. Après 1:30 de traversée en ferry, 1h de moto en Espagne puis 15h de route en voiture, nous arrivons enfin à Vindelle, sous la pluie, avec environ 18° au thermomètre.
Nous vous remercions de nous avoir suivi durant ce chouette voyage. Nous continuerons à faire vivre cette page dès que possible par des publications de photos, vidéos ou adresses qui pourraient vous intéresser.
En cas de questions, n'hésitez pas!
Zitounes rafraîchies a tous!