Pas une mince affaire cette acquisition, trouvée sur le bon coin pour une poignée de figues, je sais que la moto roule sur une patte (CDI hors d’état de luire), peuneu (oui, c’est comme ça dans le sud) qui n’a aucun cran, clignotants qui clignent plus… Bref, pour faire simple : un étron.
Le plus drôle dans l’histoire c’est que je ne parviens pas à trouver de moyen de la transporter sans dépenser une fortune en location.
Pas grave, ma chérie et moi prenons la voiture et filons vers Toulon pour aller chercher ce qui deviendra peut-être sa future moto de trail.
Je fais affaire, il est 18h30, le soleil file dans sa chambre et éteint la lumière du jour. Feuk, c'est court le jour l'hiver.
Confiant, je décide d’enfourcher la moto et de rentrer à la maison par la nationale 7. Le GPS de la voiture donne 3h pour 170 km.
Ce qui veut dire que je vais me taper au moins 5 heures de route sur cette machine infernale.
Nous finirons par arriver à la maison vers 15h le lendemain après tout plein de péripéties routières soit 16h plus tard. On a mangé, on a dormi dans une belle auberge, on a encore mangé...
A peine arrivé, je me mets aussitôt à démonter la bête, pas de surprises, ni bonnes ni mauvaises.
La carrosserie est bonne à jeter, elle ne tient plus que par des Rilsans, tous les points d’attache sont pétés.
Les carbus sont dégueulasses, le moteur pas mieux mais il répond plutôt très bien, le cadre est un peu corrodé mais rien de grave.
Je vais commencer par un grand nettoyage et la réparation du CDI puis on verra.
Voilà, je suis preneur de toute info concernant cette machine PD06 de 1989 pour laquelle je ne dispose encore d’aucune documentation mais tout plein de bonnes intentions pour en faire une jolie trapanelle de pistes roulantes pour ma Dame.
Quelques images :
La moto.

La crasse.

Le retour de la crasse.

A Poil le CDI.


























