j'ai regroupé en 1 bloc (indigeste???).
ben oui. ce matin, au boulot, j'ai pété un plomb
du coup, vu que je ne bois pas, et que je ne fume plus, il ne me restait plus qu'1 seule option... rouler pour penser à aut' chose...
10h, j'enfourche mon vaillant destrier (heu... non, ca c'était y'a longtemps... alors va ce qu'il en reste
et départ sans but précis... vers les vieux villages?
pis une idée complètement conne qui passe, allez savoir pourquoi ... le parpaillon, j'habite pas loin, j'y ai JAMAIS été. et je sais qu'il est ouvert, je suis passé en bas en camion (pas une africa, hein, un vrai camion. avec plein de roues et bien haut/large/long/lourd).
coup d'oeil à la jauge à essence: 100Km, j'ai assez d'autonomie.au pire, je peux refueler à la descente. allez, vendu ! 10h05, équipé route, je prend la direction d'embrun, et advienne que pourra ...
jusqu'à crévoux, RAS (je connais, je livre par là-bas). ensuite, c'est l'inconnu.
une pile -pardon, file- de 4x4 à la montée, des allemands. ca promet, si c'est autant le binz la haut
j'arrive enfin au bout du goudron. des vélos doublés (en bécane, ca va tout seul. en camion, qu'est-ce qu'il me les brisent...).
un gros parking, plein de bagnoles, des piétons. qui apparemment ne vont pas la haut. faut dire que le temps se gate
m'en fous, j'y suis, j'y vais
et c'est parti pour la montée. aie. oula (36 15 houla? non, c'est pas le même). je roule un moment, mais ca tape dur. très dur. trop dur.
après avoir croisé 3 4x4 (eux, à la descente), j'en ai trop marre. stop!!!
faut faire quelque chose, là, c'est plus possible. :idea
bon. dégonflage de pneus. pas de mano, donc à l'arrache, au bruit. comment??
ben tu appuie sur l'obus, et quand le bruit de l'air qui fuit te convient, tu arrêtes. de préférence avant d'être à plat
donc pressions ajustées, et ca repart
j'ai maintenant des pneus mous. cool, j'ai rien pour réparer en cas de crevaison...
-> c'est du "à l'arrache" 100% pur jus, ca
en tous cas, mamie bouge bien (je ne connais pas cette danse, mais elle aime les pas de deux, apparemment)
pas grave, au moins ca ne tapes plus dans tous les sens, et du coup, la suite (cassante, quand même) est avalée comme qui rigole
c'est bien mouillé, quand même. faut dire qu'on est pas gâtés avec le temps depuis 2 mois.
résumons: j'ai:
- pas de protections. juste une veste de route.
- un pantalon de boulot pas résistant ni étanche.
- de bottes de sécurité avec la semelle tellement usée qu'elle est lisse.
- mes papiers.
- 1 transalp équipée avec 2 heidenau K60 SIO2 (les silica, pneu hiver ultra tendre), 60% d'usure (2300Km). BONUS chance +200%
- 1 tunnel où je ne sais pas ce que je vais trouver.
conclusion logique: tout seul, ne pas y aller.
Ok.
alors:
allons-y
mamie regarde le soleil (aux abonnés absents, celui-là):
la traversée fut disons... amusante?
en gros, choix entre les pieds dans l'eau (sur les repose-pied, hein, pas par terre) ou les roues sur la glace.
j'ai testé les 2. à la sortie, j'étais mouillé
puis ensuite, descente vers barcelo, tranquille. il reste encore des cascades formées par la fonte des glaces:
de plus près:
encore plus près:
c'est nettement plus bas que le tunnel, hein
retour sans histoires, vu que la route de ce coté, c'est un billard. en gravier, mais billard quand même.
au final:
- 200Km (300Km donc depuis le plein, je suis pas encore en réserve, mais ca ne va plus tarder).
- j'ai mal.
- je suis bon pour une lessive (fringues et T@).
- heureusement que j'avais les K60 tout mous (pression basses et pneus tendres), sinon je doutes fort de la réussite de ma traversée.
- quand l'eau arrive aux chevilles alors que vous roulez, c'est profond
- mieux vaut être trempé que vautré sur la glace (les heidenau tiennent quand même pas mal, j'aurais pas cru).
et le principal:
je sais que j'ai claqué un fusible au taf, mais j'ai oublié pourquoi.
conclusion: thérapie T@, y'a que ca de vrai












