Notre itinéraire pour ce qui sera mon 4éme trip au Maroc :
J 1 : de Nador à Aïn Ben Mathar : 450 km
J 2 : de Aïn Ben Mathar à Bouarfa : 318 km
J 3 ; de Bouarfa à Beni Tajjite : 252 km
J 4 : de Bani Tajjite à Merzouga : 250 km
J 5 : de Merzouga à Zagora : 283 km
J 6 : Vallée du Draâ (avorté) : 100 km
J 7 : repos
J 8 : de Zagora à Foum Zguid par l'Oasis sacré : 235 km
J 9 : de Foum Zguid à Tata : 185 km
J 10 : de Tata à Ourzazate : 385 km
J 11 : de Ouarzazate à Imilchil : 270 km
J 12 : de Imilchil à Midelt : 200 km
J 1 : de Nador à Aïn Ben Mathar
Donc comme prévu on débarque à Nador, porte d'entrée idéale pour les pistes marocaines; Du port, les premières pistes sont à une portée de fusil.
A 6 plombes du mat, la voix nasillarde de l'hôtesse nous tire de notre sommeil; on aurait rêvé mieux comme réveil.
A peine le temps d'allumer la cabine qu'Aurélien qui ne tient plus en place est déjà prêt; impatient d'en découdre le petit, impatient je vous dis !
Ce qu'il y a de bien à Nador, c'est que les formalités ne s'éternisent pas; pas comme à Tanger. Mais cela j'ai déjà expliqué le pourquoi; et tant pis pour ceux qui s'entêtent à passer par Tanger.
On saute sur les motos et à peine franchi la douane on s'arrête à la première banque pour faire le plein de Dirhams.
Pas besoin d'aller très loin. La banque fait l'angle à droite à la sortie de l'enceinte du port.
Et là 1ére surprise.
Alors que j’interpelle (à sable) le motard devant moi au DAB, celui-ci se retourne et m'adresse un : "Salut Maxou" !
Et moi fort surpris : "Pardon, on se connaît" ?
Et mon vis à vis de reprendre : "Ben ouais, quand on met sa photo sur les forums il faut s'attendre à être reconnu" !!!!
Et mon interlocuteur de me dire qu'il a fort apprécié mes CR précédents du Maroc sur Atoc et que ceux-ci l'ont incité a franchir le pas et venir découvrir le Maroc par lui-même.
Ils sont 2 et viennent de la région Parisienne; le premier roule en Triumph Tiger et le second a pour l'occasion acheté un Transalp.
Sa monture habituelle n'étant autre qu'un flat twin BMW.
Sur ce, on prend la route direction le Sud et une piste en bordure de laquelle se trouve une grotte où des fouilles archéologiques ont eu lieu et des traces préhistoriques de la présence de l'homme relevées.
Au préalable on s'est arrêté dans une petite échoppe pour acheté eau et pain et bien sûr faire le plein.
Aurélien trouve facilement la piste en question et après seulement quelques km, on trouve la grotte en question. Sauf qu'elle interdite d'accés et que les explications sont somme toute assez succinctes.
Début de notre toute première piste à à peine 40km au sud de Nador

L'entrée cadenassée de la grotte, où ont eu lieu des fouilles archéologique

Cette première piste sera courte car elle relie 2 nationales.
La joie de mon p'tit collègue qui découvre les pistes Marocaines......

Nous empruntons un bout de goudron avant de repartir sur une nouvelle piste. Et là satisfaction, nous empruntons une belle piste roulante à souhait; et dire que nous somme pas loin de Nador. Nous sortons de celle-ci à proximité de Guercif. Il est midi; pourquoi ne pas faire une petite halte pour se restaurer avant de remettre cela cet après midi ?
Piste roulante...... envoyez la cavalerie ! Ils sont où les gars avec leur 400 XR ? Et ils sont où, et ils sont où ......

On trouve un petit resto au bord de route (à à peine quelques centaines de mètres où j'avais dîner avec Chato et Jean Mimi, il y a 2 ans).
Coïncidence on y retrouve nos 2 motards parisiens qui sont descendus peinardement.
Le repas est excellent et se composera de : 1 salade marocaine, suivie de 2 belles côtes d'agneau avec frites et d'une bouteille d'eau pour la modique somme de 5€/personne. Qui dit mieux ?
Aurélien découvre la salade Marocaine

Pendant notre repas on échange encore avec nos confrères sans savoir qu'on est appelé à se revoir.
Après ce bref intermède, on refait le plein et nous voilà reparti. On roule sur une piste dans la plaine qui nous emmène en direction du plateau du Rekkam. Il ne fait pas trop chaud et c'est fort agréable.
On quitte la plaine, pour attaquer les contreforts du Kekkam

On prend peu à peu de l'altitude

Tout au fond de la vallée une piste pourrie de chez pourrie, va nous permettre d'accéder au plateau du Rekkam; je vous la déconseille vivement;
m'enfin chacun fait ce qu'il veut !

La piste qui nous monte vers le Rekkam est pourrie; ce ne sont que pierres roulantes et les motos sont soumises à rude épreuve. Y'a certainement mieux comme piste pour monter sur le Rekkam. Dans l'affaire mon pot de Yop explose dans mon sac à dos et le contenu se répand; cela fait beaucoup rire mon acolyte; il ne perd rien pour attendre !!!
Sur le plateau, belles pistes dans un cadre très vert. vers 16h on arrive en vue de Debdou.
Une fois sur le plateau, les pistes redeviennent acceptable; m'enfin parlons pas trop vite....

Rekkam dans la région de Debdou. Milieu d'aprés midi pour nous. On décide de rallonger la journée ! Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Trop tôt, beaucoup trop tôt pour mon partenaire qui n'a pas eu sa dose.
Décision est prise de tourner le dos à Debdou et de traverser direction plein Est, jusqu'à Aïn Ben Mathar; sauf qu'on ne sait pas s'il y a essence et hôtel. On verra bien.
On trouve de belles pistes de montagne, mais très cassante. Aurélien se défonce. Petit coups de frein pour se mettre en ligne, petits coups de gaz pour relancer......
Pour ma part je suis beaucoup, mais alors là, beaucoup plus sage. Non pas que l'envie ne me démange pas, mais...... l'expérience de savoir qu'on part pour un trip de 15 jours pas, pour un week end de Stella.
Je m'en ouvre à mon coéquipier, qui me dit qu'il sait, mais que c'est la journée de bateau qui l'a mis dans cet état !
En fin de journée, n'y tenant plus, je décide de couper pour rejoindre plus calmement notre étape du soir. Tout étonné que sur ces pistes aux rochers acérés, Aurélien n'ait pas encore crevé.
On rejoint donc une route; mais laquelle ? On est pas d'accord sur la direction a prendre.
Et qui croyez-vous qui ait le sens de l'orientation ? Le GPS est là mais ne nous sert pas à grand chose.
On part à gauche et au bout de 10 bornes on trouve un panneau indicateur qui nous donne un point de repère : c'était à droite !
On rebrousse chemin et là sur le goudron, mon p'tit Aurélien s'aperçoit qu'il est à plat à l'arrière (de vous à moi, mais ne le lui dite surtout pas : c'est costaud quand même un pneu. parce qu'avec ce qu'il leur à mis dans les dents....).
Bref en cette fin de journée que j'ai fini par trouvé harassante, plus assez de force pour réparer en bord de route. Roulons, on trouvera bien un petit bled pour faire réparer ça.
Et 20 bornes plus loin je pars en éclaireur et trouve ce qu'il faut. Réparation faite pour 50 Dirhams; sauf que désormais on a plus de chambre à air arrière !!!
On arrive à Aïn Ban Mathar; un seul hôtel et pas de problème pour l'essence.
Le soir on mange dans la rue, une espèce de sandwich local avec viande grillée, ma foi très bon et surtout pas cher.
Après c'est dodo ! Et je ne me suis pas fait prier pour m'endormir.
J 2 :de Aïn Ben Mathar à Bouarfa
Levé tardif; où sont nos belles résolutions de partir à la fraîche. Il faut dire que pour ma part, l'étape d'hier a laissé quelques traces......
et pour moi rouler un peu plus calmement permettrait à la fois de ménager nos montures (Qui veut voyager loin, ménage sa monture) et de se ménager en vue de la durée du trip.
Donc départ après un café au lait et un jus d'orange; un vrai.
Sur le Gandini, j'avais repéré une piste qui partait à proximité de Aït Ben Mathar, sans avoir vraiment pu la valider sur GE.
La direction c'est plein Sud, mais encore faut-il éviter de se paumer dans l'immensité qui nous attend. Après quel type de piste va-t-on trouver ? C'est l'interrogation. Pas pu trouver beaucoup d'info sur ce point. Apparemment peu de motards viennent traîner leurs guêtres dans ce coin.
Pourtant selon Gandini ce sont pas les pistes qui manquent.
Aurélien en pleine forme, à l'aube (si je puis dire) de cette 2éme journée

Aurélien part devant avec le GPS pour trouver le point d'entrée de la piste; tout de suite après le 1er virage sur la gauche.
Un peu à l'arrière j'observe; quand on est néophyte dans le désert on fait tous à peu près les mêmes erreurs. Il s'engouffre trop rapidement sur la 1ére trace qui se présente à nous, alors que le départ de la véritable piste est un peu plus loin. Pas grave, demi tour et on démarre plus loin.
Belle piste très roulante, dans un coin bien plat à perte de vue. Mais les traces partent un peu tout azimuthe. Faudrait être sûr de suivre la bonne pour éviter de jardiner de bon matin.
Au bout d'une quinzaine de km on passe au pied d'un monticule surmonté d'antennes de télécommunications. Par quel hasard géologique cette bosse est-elle venue se former en plein désert ????
On aperçoit en arrière plan tout au fond le monticule en question

De là on oblique plein Sud et on roule, roule, roule.........Il ne fait pas trop chaud, on est bien...............c'est super. On a le temps de penser à tous les copains restés là-bas de l'autre côté de la Méditerranée.
Rupture de plateau; il faut trouver la passe pour descendre.

Ondécide de couper en hors piste, pour le fun

On finit comme prévu par tomber sur une petite route goudronnée qui nous barre le passage. Un berger vient taxer une clope à Aurélien, qui n'en a plu !!!!
Toute la journée on va rouler sur des pistes magnifiques et toujours impossible de se localiser.

Il a pas l'air heureux Aurélien au milieu de nulle part ?


Les routes du coin ne correspondent ni à notre carte routière, ni aux traces du GPS. Peu nous importe on a toute la journée devant nous.
En milieu d'après midi on finit par rejoindre une nouvelle route goudronnée (qui selon nos cartes ne devait pas l'être. On décide de la suivre un peu jusqu'à ce que se présente une nouvelle piste, mais là............
C'est le moment que choisit mon Africa pour tomber en rade. En rade de quoi ? Le démarreur tourne mais le moteur lui refuse obstinément de s'emballer.
Immédiatement j'ai ma petite idée : je débranche le tuyau de sortie de la pompe a essence et effectivement pas une goutte ne sort. Damned !
Assis au bord de la route j'entreprends de démonter ma pompe à essence.
C'est à ce moment qu'arrivent 3 français : 1 Katoche, 1 AT, et 800GS. Chargés comme des mules; bivouac oblige.
Ils ont bivouaqué la nuit précédente en plein Rekkam et apparemment ne sont pas d'accord entre eux pour savoir ce qu'il en sera de leur nuit prochaine.
L'un bivouaque 5* avec tente et matelas gonflable, l'autre se plaint (déjà) du peu de variété de la bouffe en bivouac et l'autre je ne sais plus.
Finalement c'est moi qui suis en rade et c'est eux qui se plaignent ! Ah je vous dis, dans quel monde vit-on ?
Une chose est sûre c'est qu'ils sont bien bien chargé et probablement trop pour faire de la piste dans de bonne condition et apprécier.
Bon revenons, si vous le voulez bien à cette fameuse pompe à essence. Une fois sortie de son emplacement (Pour "Tomaz à trous", elle se trouve derrière la bombe d'amortisseur) et décapotée, le rupteur refuse obstinément de fonctionner.
J'observe, je scrute, je m'interroge. Il faut dire que le fonctionnaire qui m'accompagne ne m'est pas d'une grande aide sur ce coup (aller rigole Aurélien !).
Je constate que chaque fois que je pose mon doigt sur le rupteur, la pompe refonctionne. Si j'enlève le doigt elle s'arrête.
Vous en concluez ?
Comme moi, vous en concluez que c'est un défaut de masse; quand je touche le rupteur, c'est moi qui sert de masse et la pompe se remet à fonctionner.
Eurêka ! Il me suffit donc comme me le susurre mon partenaire de tirer une masse en directe.
Sur le coup le fonctionnaire à au moins fait preuve d'un génie "électrique".
Si tôt dit, sitôt fait. Je remonte la pompe et nous voilà repartis pour......................500m.
Redémontage et constat analogue; ça marche avec le doigt et rien d'autre ! Donc ?
Donc, on entreprend de faire les 60km qui nous séparent de la ville la plus proche, en tenant la pompe démonté dans la main tout en faisant le contact avec le doigt.
Et vous savez quoi ? Ça marche ! Sauf qu'au bout d'à peine quelques km, Aurélien me dit que'il faut quitter la route et couper par une piste sous peine de ne pas avoir assez d'essence. Je vais donc me faire 50km en tenant la pompe d'une main et le guidon de l'autre......
Ca va faire chuter la moyenne ça Aurélien !
Finalement on arrive à Bouarfa et on s'engouffre dans la 1ére station essence.
Là je me repenche sur mon problème; et je comprends toujours pas se qui merdoie !
Je crois avoir trouvé. Je remonte tout mais quand je viens pour repartir la belle fait quelques mettre et cale.
Je redémonte patiemment, pour finalement m'interroger sur la seule cause possible : la courbure du petite ressort de rappel du rupteur.
Pourquoi dans ce sens et pas dans l'autre ? A l'aide d'un rilsan j'appuie délicatement dessus et le ressort s'incurve dans l'autre sens.
J'appuie sur le démarreur et là, au miracle la pompe s'active.
Voilà problème résolu !!!!! On peut repartir.
Au check point à l'entrée de la ville (l'Algérie n'est pas très loin) un militaire nous cite 3 ou 4 hôtel possible.
Le 1er ne me dit rien qui vaille, on opte donc pour le second.
Notre hôtel du soir.

Une petite douche, comme la veille on en profite pour laver nos fringues du jour et les faire sécher; puis on part casser une croûte en ville.
Ambiance de fin de journée sympa, dans une ville qui s'active au fur et à mesure que la fraîcheur du soir monte.
On regagne notre hôtel pour une nouvelle nuit réparatrice.
J 3 ; de Bouarfa à Beni Tajjite
Ce matin on ne fait pas non plus l'effort de se lever très tôt. A quoi bon, plus on part tôt et plus on rajoute de km au compteur journalier.
Mais bon c'est lundi faut retourner au turbin
On charge les motos et on part prendre notre petit déj en ville. Pas grand chose d'ouvert à vrai dire. On s'arrête donc dans un café authentique.
On se fait comprendre par le patron pour un thé pour mon ami et un café au lait pour moi.
En fait le patron qui doit pas souvent avoir la visite d'étranger qui plus est motard est super content. Il propose à Aurélien de goûter un pain de maïs.
Pour ma part je connais; comme étouffe chrétien on fait pas mieux !
Une photo avec le patron Abdelcrew (excusez l'orthographe probablement érronée, mais phonétiquement c'est ça) et nous voilà reparti.

Comme il n'avait jamais été prévu que l'on passe par ce coin, on refait rapidement notre itinéraire pour la journée et on tombe très vite d'accord. Selon notre heure d'arrivée à Beni Tajjite on verra si l'on continu ou pas plus loin.
On jardine dans la déchetterie de la ville un bon moment en espérant trouver le départ d'une piste qu'Aurélien a repéré sur son GPS; Peine perdue.
Puis on attaque une piste à flanc de montagne, plus empruntée probablement depuis fort longtemps.
On avance pas et à vrai dire je la trouve franchement inintéressante cette piste.
En plus comme elle est à flanc de montagne, elle est régulièrement barrée par des fondrières hyper dangereuses. Ça me rappelle TRS et sa mésaventure. Plusieurs fois on a failli se faire piéger et c'est un miracle que l'un de nous ne soit pas tombé dans l'une de ces saignées.
On fini tout de même par rejoindre une piste qui descend du Nord et là àa devient un régal.


On traverse un lac asséché et plat ce qui nous permet une petite pointe de vitesse. De là on se trouve le nez dans quelques dunes, mais en suivant les traces de 4x4 on trouve aisément la passe pour traverser.
Le chef apprenti, très fier d'avoir trouvé la passe !

On monte sur un plateau caillouteux

avant de redescendre sur l'autre versant.

Aurélien en franchissement....

Finalement on rejoint la route pour quelques km de goudron avant de reprendre une longue et belle piste qui doit nous conduire à Beni Tajjite.
Ville que j'ai failli ne pas revoir. La piste par endroit est toujours barrée par de profondes saignées.
C'est à la réception de l'une d'elle que mon partenaire qui me précède décide de piler à la réception du saut.
La veille déjà, je l'ai mis en garde contre cette manœuvre qui ne me laisse que très peu de latitude quand je le suis de prés.
Petit aparté pour prévenir les questions de néophytes : mais pourquoi le suivre de si prés ?
Le partenaire qui vous précède lève des "tonnes" de poussière qui mettent parfois du temps pour se dissiper. Donc une solution pour éviter de bouffer (homme et moteur) de la poussière et de rouler immédiatement derrière lui décalé sur la droite ou la gauche.
Donc à réception de son saut au dessus d'une saignée particulièrement imposante, Aurélien suivant son instinct de motard solitaire saute sur les freins et oublie que je lui file l'arrière train de très près.
Je me revois encore en l'air......... à peine les pneus reprennent contact avec le sol que je saute à mon tour sur les freins tout en évitant de le télescoper.
Je me retrouve illico au sol, Dieu merci sans le toucher; mais la moto chute lourdement et j'explose carrément un flanc latéral. Quand à la bulle elle a littéralement giclée de la tête de fourche.
Je me relève sans bobo, mais un peu furax de cette faute de débutant de mon partenaire qui confus s'excuse.
Bon ben c'est moindre mal, je n'ai même pas une égratignure et cela aurait pu se solder beaucoup plus mal : homme et matériel !
On répare rapidement les dégâts et on poursuit : la piste est très belle et serpente dans une vallée étroite encaissée entre 2 chaînes de montagne. On traverse quelques hameaux perdus. A présent c'est à mon tour de rouler en tête et de franchir encore une saignée monumentale sur lequel le Wilbers talonnera; mais l'Africa c'est du costaud.
Une fondrière qui barre la piste; pas l'air impressionnant sur cette photo, mais attention, dramatique quand vous arrivez à 80km/h

Une belle piste qui serpente entre deux chaîne de montagne; une piste à faire

Dans des décors de Westerne; à vous de juger

Finalement on arrive à Beni Tajjite vers 15h30.
Pas envie de retourner au seul hôtel du centre ville, depuis que je sais par nos potes de T&B, qu'il s'en est ouvert un nouveau à l'entrée de la ville. On s'y rend.
Là on nous demande de patienter le temps que le responsable arrive.
Mais quand il nous annonce le prix : 350 Dirhams (35€)/personne. Heu non merci c'est pas pour nous.
En fait on le croisera pendant toute la soirée au centre ville en train de boire des canons. De toute évidence, il nous a annoncé un prix dissuasif pour ne pas avoir à s'emmer** pendant toute la soirée à rester l'hôtel un peu excentré du centre ville.
Du coup contraint et forcé on retourne prendre pension à l'hôtel du centre ville; celui là même de l'an passé. Et vous savez quoi ? L'eau chaude n'est toujours pas réparée !
Ah ! ah ! ah! vous auriez vu la tête d'Aurélien quand je suis revenu de la douche en lui annonçant que l'eau était froide. J'en ris encore !
Scoop : Les Lyonnais n'aiment pas l'eau froide.
Du coup on passe la soirée au centre ville a siroter un whisky berbère, puis se sera poulet/frites dans une toute petite gargote; parfait pour nous.
La nuit sera mouvementée, un chien aboiera un long moment sous notre fenêtre avant de nous accorder le repos.
J 4 : de Bani Tajjite à Merzouga : 250 km
Au réveil avec Aurélien on se fait la même réflexion : put** de chien qui une bonne partie de la nuit a aboyé sous notre fenêtre.
Même pas de vrai jus d'orange dans cet hôtel.
20 Dirhams pour 1 jus d'orange tout ce qu'il y a de plus industriel + 1 café au lait, c'est deux fois le prix local !
Donc quand le barman nous demande de rajouter 10 Dirhams par moto pour la surveillance pendant la nuit, inutile de vous décrire comment il est reçu.
Il peut toujours les attendre....
On enfourche nos motos et direction la pompe à essence + huile pour moi.
En partant on passe devant l'école et là il m'arrive un truc que je n'avais jamais connu au Maroc : je me fais caillassé.
Je fais demi tour, mais bien sûr tous les ados ou pré-ados devant l'école s'envolent comme un volée de moineau.
Juste un gamin qui voulait faire le malin devant les copains....... A méditer.
Après cet intermède malheureux, direction le Col de Belkassem pour nous permettre de rejoindre Boudnib (ville chère à notre Président).
La piste serpente dans la vallée sans aucune difficulté.
A la croisée des chemins il faut choisir; on prendra "poste militaire" = pas bonne idée

Les militaires au check point, nous intimerons l'ordre d'un demi-tout; on ne passe pas.
Tant pis ça fera une photo de piste supplémentaire, celle-là :

La montée au col depuis ce côté ne présente pas de réelle difficulté. Arrêt photo obligé au col venté.
Pour ceux qui ont l'habitude de lire mes CR, vous reconnaîtrez la piste en direction du Col de Belkasem; j'avais posté les mêmes prises de vue l'an dernier

Et photo depuis le col

La descente par contre présente quelques belles marches; sur l'une d'entre elles, pas assez méfiant, je bloque la roue avant contre un bloc et la moto bascule lentement du côté aval. Tout le monde descend !
Sauf que du côté aval, moto chargée, je suis obligé de demander un coup de main à Aurélien pour pouvoir la relever.
Descente sans encombre pour Aurélien qui a bien mieux géré les quelques marches

On poursuit en direction de Boudnib; en chemin on rattrape et dépasse 3 enduros escortées par un 4x4. Ils ont pas l'air très à l'aise !
A l'entrée de Boudnib on prend la piste à droite, direction le gué particulièrement bas cette année. On franchit le canal d'irrigation et à nous les grands espaces.
Cette année je ne veux pas prendre la même piste monotone que l'an passé. Un objectif, se tenir contre la chaîne de montagne.
A l'une des rares bifurcations, en cours de chemin, on prend une piste qui part sur la gauche, mais très vite on tombe sur un poste militaire où le planton de service nous renvoie d'où l'on vient.
Tout le matin on va suivre une piste très agréable. On passe devant un puit où 2 jeunes bergers remontent de l'eau du puit pour leur troupeau. Une question nous taraude : mais d'où sortent-ils ces 2 là et comment font-ils pour vivre dans un endroit aussi austère ? Et comment font-il pour se nourrir ?

La piste emprunte un plateau intermédiaire et le décor est splendide.
Aurélien fait ses premiers tours de roue dans le sable; quand y'en a pas plus c'est un régal. La moto devient joueuse à souhait et on maîtrise aisément ses godilles...

Autre tupe de "revêtement" moins amusant.... Qu'est-ce que je vous serts ? Une petite crevaison ? T'en pense quoi Aurélien ?

Là il fait le malin parce qu'il a pas encore crevé...................aujourd'hui.

En ce début d'étape, on s'amuse comme des petits fous, mais...................viendra l'aprés midi et le sable !!!

Depuis notre plateau intermédiaire, beau point de vue alentours


On en profite pour se faire une pause. On a rattrapé un nouveau 4x4 en mode tourisme.
Je pars devant et je tombe sur un petit raidillon pas piqué des hannetons, où les 4x4 qui nous ont précédé, ont pas mal gratté.....

Je tente l'ascension un peu court sur ma trajectoire et.................2éme gamelle de la journée. Je relève et Aurélien me pousse pour finir la grimpette.
Mais après la grimpette...................la descente. Descente impressionnante avec des ornières pas mal du tout, creusées par les roues des 4x4.
La photo ne rend rien; mais on se serait cru à la cime de la piste d'élan d'un tremplin de ski de saut; tout simplement impressionnant

Ça me semble risqué. Pour shunter celle-ci il y a un sentier mais c'est guère mieux.
Finalement on passera par là.
On poursuit dans la plaine cette fois, pour rejoindre un point géologique remarquable

On y rencontre un groupe d'enduristes anglais toujours avec un véhicule d'assistance et deux 4x4 français avec qui j'échange quelques mots.
On file plein Est en direction de l'Algérie pour passe sur le plateau inférieur. En chemin on trouve de beaux cordons de dunes à franchir et surtout bien brassés par le passage des enduristes et des 4x4.
Alors la technique est simple : en arrière et gaz. Sauf que......butée à droite, butée à gauche et la moto m'éjecte. Chute dans le sable sans aucun mal, mais maintenant il faut relever tout ça. Heureusement les deux 4x4 français arrivent et me remettent sur pied.
Je repars et dépasse Aurélien qui connait la même mésaventure. Il fait très chaud et relever une moto chargée est éreintant.
Là bas en face, ce plateau c'est l'Algérie

On poursuit et les 4x4 nous proposent de les suivre jusqu'à l'oasis pour boire un verre : Pastis avec de l'eau très très fraîche.


Puis on prend congé de nos hôtes pour remonter sur les hauteurs de l'oasis moins meuble et de là cap sur Der Kaoua et Merzouga ou nous attend notre pension les pieds dans les dunes.
On arrive cassé et éreinté par le sable, le soleil et la soif.

A Merzouga on prend pension à l'auberge La Tradition. Petite auberge proprette les pieds dans les dunes; on y mange bien, c'est très calme, sans soucis.
On avait initialement prévu de se faire le tour de l'Erg Chebib de nuit.
Mais là avec la nuit précédente qu'on a passé, suivi d'une journée où le sable à fait son apparition sur la piste et surtout en prévision de la grosse journée de demain, on décide d'un commun accord de renoncer à ce petit extra. Tant pis ce sera pour une autre fois.
Cela aurait été possible si à l'issue de cette sortie de nuit, nous avions programmé un jour de repos. Mais il est un tout petit peu trop tôt dans notre périple, pour caler d'ores et déjà notre jour de repos; quoique....
Donc ce soir on va apprécier un bon repas, après une douche chaude cette fois-ci et puis ce sera dodo pour récupérer des efforts du jour.
L'accumulation des pistes avalées à vitesse grand "V" depuis Nador, pèse quelque peu sur les organismes.
Moi qui escomptait un rythme soutenu, avec Aurélien je suis servi au delà de mes espérances.
Demain une rude étape nous attends, on le sait !
Mais demain est un autre jour......................
J 5 : de Merzouga à Zagora : 283 km
Etape référence s'il en est ! Tout le monde a rêvé de relier ces 2 villes; entre elles une belle piste mais coupée au milieu par l'Oued de Hassi Remlia.
L'an passé, guidé par 2 gamins sur une Motobécane bleue, j'avais mis 20mn pour traverser l'oued et quelles 20 mn !!!!
L'oued est-elle franchissable cette année, après les probables crues du printemps ? Avant de partir je n'en ai pas eu la certitude. Certains affirment que oui et postent des photos de motos chargées comme des mulets qui auraient franchi l'oued. D'autres affirment au contraire que plus personne ne traverse l'oued trop sableuse. Qui croire ?
Donc en se mettant en route ce matin je n'ai aucune certitude et m'en suis ouvert à Aurélien.
On verra bien; si ça passe pas, on fera demi tour et on reviendra à la case départ. Le tout étant de ne pas être ensablé de manière irrémédiable avant de prendre la décision.
Avant de partir, on ne pouvait pas ne pas faire la traditionnel photo sous les palmiers de la gigantesque dune de l'Erg Chebib

C'est donc route goudron jusqu'à Taouz et à l'entrée du village la piste la gauche. Tout de suite un gars se propose de nous guider, mais l'oued est, nous dit-il, infranchissable. Celui-ci me paraît parlé d'une chose qu'il ne connait pas. Juste l'envie de nous soutirer quelques Dirhams.
Piste transuile jusqu'à Ouzina

Continuons.
On roule pénard et chemin faisant on rattrape 3 motards français : Africa, XLM et Transalp. Ils roulent petit train. Je stoppe le leader et lui propose qu'une fois arrivé à Hassi Remlia, on s'entraide pour franchir l'oued.
Il me dit ne pas pousser jusqu'à Hassi Remlia, toujours pour la même raison, mais avoir un "plan" pour traverser l'oued plus au Nord.
Je crois savoir de quelle piste il parle. On part donc devant et avant d'arriver à Ouzina, on bifurque à droite direction plein Nord.
On traverse un hameau et de nouveau un gars nous arrête et nous dit que ça ne passe pas ! Continuons on verra bien.
La piste est de plus en plus sableuse,

mais ce matin ça va encore; chacun sait que le sable froid du matin porte mieux que celui de l'après midi quand il est chaud. On évolue dans un décor fantastique, mais sans trop savoir où cette piste va vraiment nous conduire.
On roule tout le matin dans des décors grandioses.... jugez plutôt

Ce sera sable à tous les étages............;;

On finit au pied d'une montée qui m'impressionne, pas tant quelle soit raide, mais par la dune qui recouvre en partie.
Aurélien s'est déjà élancé pour la gravir et je vois l'AT peiner dans le sable. Je choisis une trace plus sur la gauche là où il y a moins de sable ce qui me permet d'atteindre à mon plus grand étonnement le sommet sans trop de mal. Tant mieux. Au moins on laisse de plume dans la bataille avec le sable au mieux c'est.
Sauf que cours de matinée, Aurélien lève le bras : nouvelle crevaison. On roule jusqu'au 1er acacia, on déloge son occupant (un dromadaire)

On est au village perdu. Point facilement identifiable sur GE. Devant nous une vaste étendue et l'oued qui nous barre la route notre droite. Aïe

J5 : de Merzouga à Zagora (suite)
Bon résumons : nous sommes à la mi-journée. Nous nous sommes embringués sur la piste du Nord pour nous permettre de franchir plus aisément l'Oued de Hassi Remlia. Sauf que, chemin faisant nous avons commencé à "bouffé" du sable tôt ce matin; Que ce petit détour, nous rallonge et qu'il commence à faire chaud.
Nous avons dû nous arrêter à l'ombre d'un acacias, pour réparer la crevaison d'Aurélien.
Et maintenant nous sommes au village abandonné; devant nous l'Oued plus imposant encore qu'il ne l'est à Hassi Remlia.
On longe l'oued à main droite en attendant de trouver une passe.
Pas besoin d'attendre longtemps; la piste se scinde en deux. Tout droit c'est Hassi remlia et à droite une piste s'enfonce au milieu des dunettes surmontées d'herbe à chameau.
On attaque franco en se disant que l'on en a pour quelques minutes seulement.
Sauf que, cela ne ressemble pas vraiment à une piste, mais plus à des traces de 4x4 qui seraient venus se faire plaisir en traversant l'oued en ce lieu....
Et la partie de plaisir commence; on monte et tourne autour des "tas" de sable et le jeu devient vite physique.
Devant moi je vois Aurélien qui tout comme moi s'en voit. Je le klaxonne pour l'arrêter mais rien n'y fait, il continue
Puis finalement au bout de quelques km de ce manège, il finit par s'arrêter dans le lit pierreux de l'Oued, en face d'une dune, ma foi un peu plus impressionante encore que les autres.
Ces quelques km, m'ont bien éprouvé ! Rien ne sert de s'obstiner dans cette direction car on ne sait pas combien de km cela va durer.
On rebrousse chemin, pour sortir de ce guêpier, avant d'être complètement exténué.
Le retour ce fait laborieusement; Aurélien s'embourbe méchamment (photo à venir)
Mais on arrive tout de même a revenir en bord d'oued.
C'est à ce moment qu'un groupe de quadeurs arrive. En entame la discussion. leur leader qui semble bien connaître la région, nous dit que plus rien ne traverse à Hassi remlia. Que la seule opportunité serait de retourner au village abandonné et de là une piste traverse l'oued.
Il nous invite à le suivre pour nous montrer le début de cette piste.
Sauf qu'un fois sur place, je ne suis pas chaud pour rattaquer une nouvelle traversée, sans savoir s'il y en pour 2 ou 5 ou 10 km.
Donc j'explique à Aurélien qu'il est plus sage de se rabattre dans un premier temps sur Hassi Remlia pour se refaire la cerise (eau fraîche) et de là retourner à Merzouga.
On abandonne donc le plan de notre quadeur et on longe l'oued pour redescendre sur Hassi Relmia à 13km au sud. L'arrivée est épique là encore, un beau passage sableux qui nous brasse bien les bras; mais enfin ça y est on y est.
Brahim qui nous a vu arriver, vient à notre rencontre et nous invite à nous mettre à l'ombre sous la tonnelle de sa gargote et nous propose une bouteille d'eau fraîche.
On entame la discussion, pour savoir s'il est possible de franchir l'oued ici. Selon Brahim, pas de problème ça passe. Mais alors pourquoi tout le monde nous a dit que c'était impossible ?
"Brahim, nos motos chargées elles font 250kg".
Réponse pas de problème. On négocie le prix avec notre guide du moment; de 250 Dirhams initialement demandés il se contentera de 100. Et en route.
Dans ma tête j'ai souvenir du franchissement de l'an passé, bien difficile.
Mais Brahim comme il le dit si bien lui-même connait bien son pays. En à peine 10mn, il nous a conduit à travers l'oued et sans peine on l'a traversé. A ce moment il aperçoit non loin un 4x4 et plusieurs motos qui galèrent. Il nous quitte et s'en va voir s'il peut soutirer encore quelques subsides à ces braves gens.
Brahim, notre guide, qui assurément connait son pays, comme il se plait à le dire

Un fois l'oued franchi, direction Tafraoute; on remonte en direction d'un col entre deux chaînes de montagnes.
Ce n'est pas la même piste que l'an passé et cela me réjouit je vais en découvrir une nouvelle
Quelques prises de vue sur la piste qui nous mène à Tafraoute



J 6 : Vallée du Draâ (avorté) : 100 km
Aurélien passera une partie de la soirée a espérer une hypothétique réparation dans un garage bondé.
Bilan : pneu arrière foutu; il faut donc en trouvé un en 17 pouces; Pas aisé. Plus une chambre à air, voir 2.
Ce matin il a trouvé un pneu rapé jusqu'à la corde, mais faute de grive....
Par contre, on ne sait pas ce qu'ils ont monté comme chambre à air....
A 12h, plus mauvais moment, on se met en route pour faire la vallée du Draâ.
Mais l'embelli va être de très courte durée : 50 km et recrevaison à l'arrière.
Sans doute une chambre à air de mobylette montée dans le pneu d'Aurélien.
Retour à la case départ (comprenez le garage), mais cette fois Aurélien qui a compris modus operandi, va taper du poing sur la table.
Il se débrouille avec un français vivant au Maroc et loueur de motos, pour faire venir de Marakech un pneu en bon état et surtout des chambres à air.
Seul hic, le tout n'arrivera que demain à midi.
J7 : Jour de repos à Zagora
Tous les autres motards français présents à l'hôtel nous ont quitté ce matin. La journée de repos était prévue et plannifiée; de plus on aurait pas vraiment pu rouler aujourd'hui pour cause de tempête de sable.
J 8 : de Zagora à Foum Zguid par l'Oasis sacré : 235 km
Bon ce matin tout est prêt pour quitter Zagora; Aurélien a retrouvé un pneu arrière convenable avec une chambre à air correctement dimensionnée.
Alors y'a plus ka !
Avant de quitter la ville on fait la photo traditionnelle quand on est à Zagora

On descend par le goudron jusqu'à Tagounite; pas moyen de faire autrement. Là on fait le plein et la piste démarre tout de suite à droite à 100m de là.
En avant. Sauf qu'à peine avant nous parcouru quelques km, que........................;oui c'est ça comment avez vous deviné ?
Aurélien a crevé de l'avant. La poisse rien d'autre. A quelques encablures d'où J Mimi avait crevé il y a 2 ans !
On répare vite fait à l'ombre d'un acacias.
Pour reprendre la piste

Aurélien a retrouvé le sourire

Plus on avance et plus la végétation se fait rare !

Avant de disparaître complètement

Au bout de 1h1/2 de piste, l'oasis sacré se dévoile à nous

Pause goudron (de cigarette) pour mon partenaire, sous les palmier à côté du puit de l'oasis

Puis on rattaque

En plein milieu de nulle part, on trouve une bosse, avec une maisonnette posée dessus, avec une petite tonnelle; on en profite pour se mettre un peu à l'ombre parce que là il commence à vraiment faire très chaud

De là on attaque la traversée du lac Iriki; votre serviteur.

Cette année, j'ai décidé, pour éviter la piste "marteau piqueur" de descendre plus au sud du lac, pour trouver une piste avant de remonter plein nord.

C'est le bon plan du moment, la piste sablonneuse par endroit est beaucoup plus douce que celle qui tire directe. Même si on n'échappe pas à une petite partie finale caillouteuse

Donc on remonte plein Nord pour arriver à Foum Zguid. Sur la place centrale on retrouve attablé nos 3 collègues parti de Zagora la veille.
Il est 15h30 on a mis à peine 6h pour cette étape; pas mal du tout.
On s'attable à côté d'eux et on commence à siffler quelques bières bien fraîches cette année, suivies de grillades/frites; un régal.
J'envoie nos collègue prendre pension à "l'Oasis", pendant qu'avec Aurélien on fini de cuver !!!!
Et là, et là Aurélien observe sa moto et...............et..............et oui il observe son pneu arrière qui se dégonfle !
Si si c'est vrai.
On rentre à l'hôtel et après une bonne douche, Aurélien entreprend de démonter son pneu arrière.
Avant de remonter j'ai la bonne idée de passer la main à l'intérieur, car ça me paraît bizarre.
Et là je trouve un minuscule copeau de fer planté dans le pneu !!!!
Le soir, ce sera re casse-croûte, avec quelques bières et dodo.
J 9 : de Foum Zguid à Tata : 185 km
Bon après la réparation de la roue arrière d'Aurélien la veille à l'auberge, ce matin on engloutit notre petit déjeuner et en route.
Une fois de plus il a fait très chaud cette nuit et je suis allé coucher sous un préau; dans la chambre s'était mission impossible pour moi.
J'avais déjà connu cela l'an passé.
Donc en route pour le Sud. Lucien est ses 2 compères sont déjà partis.
Cette étape dans le désert je l'attends depuis 1 an.
L'an passé vidé que j'étais, j'avais dû renoncer après une grosse étape cassante la veille en montagne.
Donc aujourd'hui pas question de renoncer.
Pour débuter on emprunte la route goudronnée sur 5 km et puis on attaque la piste de sable.
Tout de suite un peu de fesh fesh, mais avec mes pneus, je trouve cela plutôt grisant.
On roule bon train sur une piste plane, mais soudain galère...............
Aurélien lève le bras : crevaison à l'avant. Merde quelle guigne !
Comme d'hab, on recherche un acacias pour se procurer un peu d'ombre le temps de réparer et on se retrouve à quelques mètre d'une voiture ensablée qui galère pour s'en sortir.
On répare en un temps record; faut dire qu'on a de l'entrainement maintenant.

Sauf qu'Aurélien est dépité et décide de rejoindre Tata par le goudron.
Pour ma part, pas question de renoncer. Aurélien me prête son GPS et en route; c'est facile 180 km de désert et c'est Tata. Rien de plus facile.
Avant de quitter mon partenaire, je ressens, ce truc bien spécifique qui vous saisi les tripes. C'est sans doute cela qu'on appelle la pression.
Seul, pas question de faux pas : crevaison, ou erreur d'itinéraire, ou gamelle, ou panne, etc.
Pas ou peu de droit à l'erreur. Ca vous prend les tripes, mais Bon Dieu que c'est bon !
D'un coup je ressens toute la différence avec ces jours derniers. Et je ressens les mêmes impressions que lors de mon trip en solo de l'an dernier.
Aller, arrêtons de jouer la Tafiole ! En route. Ciao Aurélien : "à ce soir hôtel Renaissance" à Tata.
Ca commence bien, route barrée

Plus loin je longe une somptueuses chaîne de montagne qui me fait immédiatement pensé à la chaîne du Vercors vue depuis Grenoble.

Merci pour le prêt de ton GPS Aurélien; sans quoi je me serai mis complètement dedans. J'avais complètement zappé que l'itinéraire coupait la chaîne à gauche et je serai aller tout droit, pour atterrir où ?
Premier, des check point que j'aurai tout au long de mon parcours du jour. L'Algérie n'est pas loin, alors......

Dans ces moments là, dans cet environnement on se sent tout petit devant l'immensité de la nature.
Les kilomètres s'enchaîne, panoramas, après panoramas


Deuxiéme check point; cette fois va t'en savoir pourquoi, interdiction de photographier !!!

Et c'est reparti......

C'est là que perdu au milieu de nulle part, seul avec moi-même j'aurai une pensée ému pour Jocelyn.

Sur ces pistes, on alterne le très roulant et le "marteau piqueur".
Je finis par rattraper et dépasser 3 4x4 français. Un peu plus loin tandis que je m'arrête pour une pause photo, ils me rejoignent.
Je rêve d'un Pastis bien frais; peut être ont-ils cela ?
Aussi vite demandé, aussi vite servi. Ils viennent de Lozère et sont tout étonné de me voir seul sur la piste.
Apparemment un motard seul cela force le respect.

Je me présente à mon 3éme check point; cette fois le gradé qui me demande mes papiers est carrément en djellaba !
Comme la piste se scinde en deux, je lui demande mon chemin pour Tata.
Par là c'est la piste du Dakar, mais s'est interdit me dit-il. Je fais grise mine et comme il est sympa, il me dit : "tu file tout droit et quandon te voit plus, tu tourne à gauche, tu traverses l'oued que tu remontes et tu retrouves la piste du Dakar.
Je pars donc dans ce but, mais une fois l'oued traversée je me pomme sur une piste étroite qui me secoue un max.

Quitte à se faire secouer de décide de couper au cap, pour rallier la fameuse piste et je finis par tomber sur une petite piste qui va m'y guider

à suivre.....














