Le but initial était d'aller refaire ma selle d'origine ( un vrai bout de bois ) par ce sellier réputé, Jean-Marc BRIANT, qui travaille près de Chambéry. Et puis si déjà j'étais par là-en-bas, autant faire une petite incursion le lendemain par les routes alpines que j'affectionne particulièrement!
Me voilà donc chargé et prêt à partir, par 11 - 12°, à 5 heures du mat’ ( j'aime partir très tôt, en plus j’ai plus de 500 km à faire et on m’attend là-bas avant 12 heures ).

C'est parti, j’enchaine les nationales : Mulhouse, Belfort, Beaume les Dames, Besançon etc… de belles routes désertes, il n’y a que le gibier qui s’en retourne dans la forêt ( biches, renards, et autres, que je ne verrais heureusement que de loin ).
Température affichée sur le premier panneau lumineux que j’ai croisé en Haute-Saône : 6 ° !! Je me dis que ça déconne, jusqu’à ce que j’en voie un deuxième : 8 ° ! Donc ça doit être à peu près ça ! Il faut dire que je suis habillé costaud: plusieurs tee-shirts, col roulé + plastron Damart, doublures veste + pantalon et poignées chauffantes allumées. Comme un mois d’août, quoi !
Une première pause à l'écart de la nationale :

Le jour se lève, et aussi le brouillard dans le Doubs ( en même temps qui dit "Doubs" dit "brouillard" !

L’accueil de Jean-Marc BRIANT est à la hauteur de la réputation qu’il a : authentique, vrai, nature ! Le temps de s’occuper d’un autre client arrivé du Doubs, et…. il est temps d’attaquer le repas !

Après ce moment de convivialité où nous en saurons plus sur le passé professionnel de notre artisan, il est l’heure d’entrer dans le vif du sujet.
Après m'avoir demandé ce que je voulais exactement comme selle ( profil souhaité, usage de la moto, poids, conduite solo ou duo etc... ), je peux constater que la maîtrise du boss est impressionnante et variée dans toutes les facettes de son métier : travail de la mousse ( découpe, assemblage de mousses Bultex de densités différentes selon ce qu’on souhaite avoir – maintien, confort…), coutures et travail du revêtement final, pose et agrafage pour un résultat parfait sans boursouflure. Avec, en cours de production, un essai routier pour valider les modifications effectuées.
Bluffant !




C’est donc les fesses choyées par une superbe réalisation ( pas de dosseret ni fioritures, juste l’esprit conforme à l’origine « trail » ) et un portefeuille plus léger de quelques euros ( mais le prix reste très compétitif par rapport à un produit « grand public « et finalement très standard ) que je repars de chez Jean-Marc BRIANT.
Et l’occasion d’essayer le confort de cette selle se fera dans les heures qui viennent, puisqu’au lieu de remonter directement chez moi, je pousse « un peu » jusqu’à Albertville, puis monte à Beaufort, puis Les Saisies, où, vu l’heure tardive, je me devais de trouver un camping où poser ma tente pour la nuit.
En direction du Beaufortain:

Un petit tour à l’Office du Tourisme, un coup de fil, et l’endroit était trouvé : un tout petit camping, très simple, dans les alpages, avec un chemin d’accès en pente qui descendait de façon….. « alpesque ». Les doigts dans le nez pour une Africa Twin ! Il fallait freiner même en étant en première, au frein moteur !
Mais arrivé là-bas, c’était, comment dire…… féérique ! Une vue sublime sur le Mont-Blanc, un paysage à couper le souffle ! C’est exactement ce que je recherchais !



Le temps de s’installer, prendre une douche, et direction les Saisies pour manger, puis retour et au dodo !
Le lendemain, 6h30, après l’émerveillement de sortir sa tête de la toile et d’avoir une vue aussi splendide
Descente sur Notre Dame de Bellecombe puis Flumet, pour montée au col des Aravis, puis La Clusaz, quelques croissants en guise de p’tit déj au Grand Bornand, descente sur Cluses, et puis comme j’étais en avance par rapport au Road Book initialement prévu, je décide de continuer la Route des Grandes Alpes, qui mène jusqu’à Thonon, en passant par Morzine.



Puis de Thonon, direction Gex et son Col de la Faucille, puis les routes du Jura, toujours aussi belles : Les Rousses, Mouthe, Pontarlier, Morteau ( impossible de ne pas s’arrêter pour garnir le top case de tome, cancoillotte et bien sûr, saucisse de Morteau ! ), Maîche, et je vous ferais grâce des dernières nationales pour rentrer chez moi fourbu, à 19h.
Belles journées, des souvenirs pleins la tête, des routes et des paysages magnifiques, le but est atteint !
Et le confort de la selle, me direz-vous ? C’est bien simple, si je n’en ai pas parlé, c’est que je n’y pensais même plus !!








