La première étape a été de chercher sur l'internet une moto. J'ai donc choisi une RD03 pour sa fiabilité et son poids moins élevé. La moto a été trouvée sur leBonCoin. Le prix était bas, le vendeur n'a eu aucune visite en 6 mois, et donc était prêt à m'attendre et me la réserver pour les 4 prochaines semaines. Si j'aimais, alors je sortirai les billets. Il était impératif que le prix soit bas car si jamais il fallait que je laisse la moto dans le désert après un accident, alors la perte serait moins grande.
Réservation du billet d'avion et préparation du voyage. Je pars 5 semaines, mais une semaine est perdue car c'est le temps que ça prend pour faire la carte grise de la moto. Donc 4 semaines pour aller en Espagne, au Maroc, en Italie et en Tunisie. Voici donc ce que devait être le voyage originellement. Mais il y aura des surprises qui m'obligeront à changer mes plans ;-)

Le 9 décembre 2014, mon bardas est prêt.

Je porterai mes pantalons et veste de moto pour sauver de la place et du poids dans les bagages.

Prêt à partir

Deux heures d'attente à l'aéroport de Montréal

Un vol absolument désagréable sur Air France. Des rangées de sièges trop rapprochées et de la nourriture dont le seul adjectif positif est d'être chaude.

Arrivé au petit matin à Paris, on prend le RER vers la gare, chargé comme un mulet. Ma première erreur est d'avoir de longues distances à marcher avec un sac sans roulettes. Mal de dos et épuisement... 20kg dans le gros sac rouge, et autant dans le petit sac à dos rempli d'outils et de pièces détachées.

Attente de deux heures à la gare de Lyon. Première impression de la France après 20 ans sans y être retourné. Paris est toujours humide et froid. Des flics et autres CRS partout. Et "l'amabillité" parisienne qui n'a pas changée ;-)

Le train descend par Lyon, Grenoble et finalement me laisse dans un tout petit village qui s'appelle Bollène. Personne ne m'y attend, alors je prend un taxi qui me dépose là où ma moto m'attend. Il est déjà jeudi 16 heures et si tout se passe bien, je repartirai à 17h en direction de Larochelle par l'autoroute afin d'y arriver pendant la nuit et de faire les papiers de carte grise vendredi matin. Afin de commencer mon voyage jeudi prochain...

La moto m'attend



J'apprends qu'il y a un petit "soucis". En fait il y en a plusieurs. Tout d'abord, cette moto a été achetée il y a un an à un ami. Et la carte grise n'a pas été encore transférée... Mais comme il est déjà tard, ça se fera demain matin. Donc je reste pour la nuit. Le mec qui vend la moto en veut 1200 Euros et il est en poste à 4 heures de route. C'est sa femme qui s'en occupe. J'inspecte la moto. Ele a 10,000km de plus que ce qui avait été annoncé. Il y a des craquelures dans les panneaux sous la selle, et une petite bosse sur le réservoir. je négocie le prix à 900 Euros, me laissant de la marge pour acheter les pièces. De toutes manières, si le proprio n'a pas eu d'offres à 1200, je doute qu'il refusera 900. Et mon offre est retenue.
Au petit matin, j'entends la dame partir à la préfecture. Elle en revient... Rien ne se passe comme prévu. Elle a fait une dmande pour transférer la carte grise à son nom, mais ça va prendre 4 ou 5 jours. Ensuite elle m'enverra sa carte grise par la poste, ce qui me prendra une autre semaine. Je calcule que je perds deux semaines en paperasse et non une seule... Putaing. Cong. Je paie. Je mets non bardas sur la moto et je prend l'Autoroute du Sud pour ensuite remonter vers Bordeau.
Premier plein d'essence juste après avoir quitté Bolène. Le pompiste est tout excité de voir une Africa Twin. Je suis un peu étonné.

L'autoroute est magnifique. Ça roule à 130/140km/h. Les conducteurs sont hyper disciplinés et ça fait plaisir. J'ai un sourir d'une oreille à l'autre.



La nuit tombe. Petite pluie fine. Le voyage en avion et en train m'a épuisé mais je continue. Un arrêt vers 22h pour bouffer. Vive la France. Canard confit, ratatouille et pomme de terres rissolées à l'huile d'olive et ail. La vie est belle.




J'arrive finalement à Larochelle vers 3h du matin. Nous sommes vendredi le 11 décembre. Pour pouvoir "respirer", je dors dans un petit hôtel sympatique situé à quelques coins de rues de chez ma mère. Elle m'a trouvé un petit garage où y mettre la moto afin que j'en fasse la révision et l'installation de mon équipement.

Petit-déjeuner.


Direction la préfecture. L'aventure commence. ;-)















































































































































